La cathédrale Notre-Dame ou basilique de Notre-Dame du Puy, située au pied du rocher Corneille d'où elle domine toute la ville, est une des églises les plus intéressantes de la France.

 

La cathédrale Notre Dame du Puy en Velay

La cathédrale Notre Dame du Puy en Velay

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayLes dispositions étranges qu'elle présente, qui lui sont particulières et ont été visiblement dictées par l'exiguïté de remplacement, la laissent sans parenté directe avec aucune autre.
On ne sait rien de positif sur la date de sa construction, mais l'examen du monument lui-même permet de dire qu'il a été construit dans la seconde moitié du XII°, en commençant par l'abside et, comme le sol manquait, on eut l'audacieuse idée de lancer les travées occidentales an-dessus d'un soubassement voûté, le "grand porche", doublant ainsi la hauteur de la façade.

Au début du XIX°, la cathédrale menaçait ruine et elle fut, de 1844 à 1870, l'objet non pas seulement d'une restauration, mais d'une reconstruction qui n'épargna guère que les deux travées du milieu de la nef; cette reconstruction, dirigée par Mallay, puis par Mimey, précédée d'une dépose méthodique avec numérotation des matériaux, offre de sérieuses garanties de fidélité, sauf en ce qui concerne le chevet et la coupole centrale qui furent modifiés sans raisons valables. Enfin, de 1885 à 1890, le grand clocher fut entièrement mais exactement reconstruit.

Le pèlerinage. Les plus anciens chroniqueurs vellaves nous apprennent que, à la fin du III°, une veuve, souffrant d'une fièvre maligne, entrevit brusquement la Vierge qui lui commanda de se faire transporter sur la colline d'Anis. Elle obéit sans retard, se coucha sur une dalle mégalithique, ayant probablement servi de dolmen, et se releva guérie. St Georges, alors évêque du Velay, prévenu du miracle, s'en vint visiter le rocher. Il trouva, bien qu'on fût au mois de juillet, une épaisse couche de neige sur laquelle un cerf dessina, en courant devant lui, l'enceinte d'une vaste église. Le prélat, ne pouvant la construire, ordonna d'entourer d'une haie d'épines sèches le tracé. Le lendemain, l'épine avait fait place à un églantier fleuri... Deux cents ans plus tard, une paralytique du village de Geyssac est étendue à son tour sur la pierre miraculeuse (la Pierre aux Fièvres). Elle se relève, valide, en remerciant la Vierge qui, apparue à nouveau, réclame l'érection d'une basilique sur le roc privilégié. (E. et P. Paul). L'évêque St Vosy partit donc pour Rome afin de demander au pape l'autorisation de transférer son siège de Ruessio à Anis. Il revint avec un certain Scutaire, sénateur et architecte, dont on retrouve le nom sur un linteau du porche du For. C'est donc lui qui, dans les dernières années du V°, aurait construit le sanctuaire primitif.
C'est ainsi que l'église cathédrale du mont Anis devint le siège d'un pèlerinage que rien ne distinguait de beaucoup d'autres; mais, le Vendredi Saint 25 mars 992, il attira une telle affluence que le pape décida la création d'un jubilé chaque fois que le Vendredi Saint tomberait le même jour que l'Annonciation. Et insensiblement, le pèlerinage périclita au profit du jubilé.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelaySi l'origine du culte de Notre-Dame, au Puy en Velay, se trouve dans la Pierre aux Fièvres, le Moyen Age et les temps modernes vénérèrent surtout la fameuse Vierge Noire; cette dévotion était déjà très en vogue au XIII°, et il y a lieu de penser que la célèbre statue en bois de cèdre avait été apportée d'Orient, au siècle précédent, par un croisé. Nombreux furent les rois de France qui vinrent prier devant elle, comblant de présents le chapitre cathédral, et l'on sait que Jeanne d'Arc envoya sa mère assister au jubilé de 1429 tandis qu'elle-même partait trouver le roi à Chinon.
En 1239, St Louis offrit au chapitre de Notre-Dame du Puy une épine de la sainte couronne; cette relique, conservée à la cathédrale jusqu'en 1789, se trouve depuis 1800 dans la Grand'Eglise de Saint-Etienne.
Le 15 août a lieu à travers la ville la traditionnelle procession de la Vierge Noire, suivie par une foule immense de pèlerins.

La façade de la cathédrale comprend cinq étages d'architecture en appareil polychrome avec décoration de pierre mosaïquée, d'origine auvergnate.
L'escalier (102 marches) se continue sous le porche et règne, aux deux premières travées, sous toute la largeur des trois nefs, puis, aux deux travées suivantes, sous la grande nef centrale seulement, les collatéraux étant alors fermés par des portes du XII° dont les panneaux sculptés en méplat et encadrés d'inscriptions représentent des scènes de la Vie et de la Passion du Christ.
Sur deux marches de l'allée centrale est gravé de distique: "Ni caveas crimen, caveas contingere limen, Nam regina poli vult sine sorde coli. Si tu ne crains pas le péché, crains de toucher ce seuil, car la Reine du ciel (littéralement du pôle) veut des serviteurs sans tache"; restes de peintures du XIII°. On arrive ainsi à la Porte Dorée dont les vantaux, refaits vers 1780, conservent des fragments de ferrures romanes. L'escalier montait jadis tout droit jusqu'au niveau de la nef pour aboutir devant le maître-autel; aujourd'hui, il se bifurque à la 4e travée: sur le palier, au pied d'un autel, est l'antique Pierre aux Fièvres, qui passe pour la table d'un dolmen, avec ces vers: "Plebs hac rupe sita fit sana sopore sopita. Si quaeras quare: virtus adscribitur arae. Le peuple, en se plaçant sur cette pierre, s'endort d'un sommeil salutaire; si tu demandes pourquoi : sache que c'est par une vertu attribuée à cet autel". La branche de gauche conduit dans le cloître; on prend celle de droite qui aboutit, par un nouvel escalier, dans la nef.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayL'église comprend une abside rectangulaire flanquée de deux absidioles, terminées par un mur droit, un transept saillant dont chaque bras se termine par deux absidioles jumelles et est pourvu d'une tribune (la croisée est couverte d'une coupole et d'une lanterne fantaisistes); enfin, une nef de six travées avec bas-côtés. La nef est couverte de six coupoles octogonales sur trompes, mais si on examine chaque travée en allant du transept vers la façade, on trouve dans la structure des piliers et des coupoles des changements et des raffinements qui prouvent que la nef a été construite dans ce sens en trois campagnes de deux travées chacune. De plus, dans les deux travées Ouest, les bas-côtés ont des voûtes d'ogives, tandis que les autres travées ont des voûtes d'arêtes.
L'escalier d'accès débouche dans le bas-côté Sud où se voit un grand tableau, par Giraud, représentant le Jubilé de 1864. Chemin de croix de 1896, en émail, imitant les émaux limousins de XVI°. Au revers de la façade, grand et beau relief en bois doré du XVIII° représentant St André sur sa croix. Dans la nef, belle chaire de la fin du XVII°.
Le maître-autel, en marbre, avec beaux ornements de bronze, du XVIII°, occupe le centre de la croisée du transept. C'est là qu'est placée la célèbre madone de Notre-Dame du Puy, environnée de nombreuses lampes votives: une statue ancienne a remplacé l'antique Vierge noire, brûlée en 1794 par les révolutionnaires. L'abside est décorée de peintures modernes reproduisant les fresques du grand porche et de la chapelle des Morts; au fond, beau buffet d'orgue de la fin du XVII°. Face au maître-autel, contre deux piliers de la nef, statues de Jeanne d'Arc (1912) et de St Louis (1922) offrant la Sainte Epine à Notre-Dame du Puy.
Dans le croisillon Nord, absidioles et tribune, on voit les restes d'une grandiose décoration peinte des XIII° et XIV° qui embrassait jadis tout le transept, le chœur et probablement une partie des bas-côtés. Le portail de ce croisillon s'ouvre à l'extérieur sous le porche Saint-Jean.
Dans le bas-côté Nord on remarque deux beaux tableaux du XVII°, ex-voto des pestes de 1629 et 1653: le premier, qui a 7 mètres de largeur, œuvre de Jean Solvain, est particulièrement intéressant car il représente toute une procession se déroulant sur la place du For; le second, œuvre de Jean François, représente, réunis devant la Vierge, les six consuls, accompagnés de St Sébastien, de St Roch, du procureur de la commune et du "roi de l'oiseau" qui était le gagnant du dernier tir à l'arquebuse et avait le privilège d'accompagner partout les consuls.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayLa chapelle des reliques (visite payante; s'adresser au sacristain), qui s'ouvre dans la 3° travée du bas-côté Nord, occupe l'étage supérieur du bâtiment des Mâchicoulis: c'est un majestueux vaisseau en berceau brisé sur doubleaux, mais il était jadis divisé en deux étages par un plancher: en bas était la bibliothèque du chapitre, en haut la salle des Etats du Velay. On y voit la célèbre fresque des Arts Libéraux, bel ouvrage de la fin du XV° représentant la Grammaire avec Priscien, la Logique avec Aristote, la Rhétorique avec Cicéron, la Musique avec Tubal.
On terminera par la visite de la sacristie, située au fond du bas-côté Sud: à gauche de l'entrée, tombeau du Mgr Le Breton (t 1886), avec gisant en marbre.

Sacritie (on visite avec le sacristain en dehors des offices). Pietà de la fin du XV°, magnifique primitif français; reliquaire du XV° en cuivre argenté; beau Christ en ivoire du XVIII° dans un superbe cadre; beaux panneaux de bois sculpté du XVIII°, œuvre de Vaneau ou de ses élèves. Parmi les tableaux: Adoration des Mages de Claude Vignon; Massacre des Innocents de Sébastien Bourdon. Les personnes qualifiées pourront encore voir la célèbre "bible de Théodulphe, admirable manuscrit français du IX° sur vélin pourpre.
Derrière l'abside, entre la sacristie et le clocher, la petite cour de la prévôté renferme un puits du Moyen Age, auquel se rapporte une inscription latine gravée sur le mur de chevet: "Par la grâce divine, cette fontaine est pour les malades un remède suppléant gratuitement aux déficiences de l'art d'Hypocrate". Sous cette inscription, des fragments de bas-reliefs gallo-romains, provenant d'un grand édifice, ont été encastrés dans les assises inférieures du chevet: ils représentent Hercule, des scènes de chasse et des combats d'animaux.
Dans la chapelle située sous le clocher se trouvent trois tombeaux du XIV° (un évêque et deux chanoines). On peut sortir directement de cette chapelle devant le porche Saint-Jean.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayOn sort de la cathédrale par le croisillon Sud (droite) et le porche du For, admirable morceau d'architecture de l'extrême fin du XII°, situé dans l'angle de ce croisillon: il est couvert d'une voûte d'ogives alors que, par tous ses autres éléments, il est encore roman. On remarque la disposition exceptionnelle de l'arc détaché, réuni à l'archivolte par trois quilles de pierre dont l'une figure un petit personnage. Sous le porche s'ouvrent deux portes: la plus petite ou porte papale, réservée aux papes, a un linteau antique trouvé au cours de fouilles pratiquées dans la cathédrale et rapporté ici en 1847: il porte l'inscription Scutari papa vive Deo qui conserve le souvenir de l'architecte du V°; le revers porte une inscription païenne plus ancienne. L'autre porte est purement romane: les vantaux sont ornés de deux têtes de lions en bronze dont les originaux sont au musée Crozatier.
Au-dessus du porche est une chapelle bâtie vers 1300 dont, à rencontre du porche, les baies sont gothiques tandis qu'elle est voûtée en berceau: malgré la différence de style, elle complète harmonieusement le porche.
Le porche donne sur la place du For (du Messages), en terrasse au Sud du côté de la ville (belle vue), et dont le côté Ouest est bordé par l'Evèché, attenant à la cathédrale: c'est un charmant édifice, avec cloître central, bâti à la fin du XVI° par l'évêque Antoine de Saint-Nectaire. Vis-à-vis, hôtel de Saint-Vidal, des XV° et XVI°, près duquel s'ouvre une pittoresque ruelle en escalier, anciennement connue sous le nom d'escalier Boiteux ou Crebacor (crève-cœur; aujourd'hui, montée du Cloître), qui descend directement à la rue du Cardinal-de-Polignac.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayDe la place du For, contournant la sacristie et le clocher de la cathédrale en laissant à droite la rue et la porte Saint-Georges, on arrive en quelques pas devant la grande arcade surbaissée du porche Saint-Jean, situé dans l'angle du croisillon Nord qu'il réunit au baptistère. Sous le porche, le tympan du portail roman représente le Christ entre deux anges tandis que le linteau représente la Cène: ces sculptures ont été rasées pendant la Révolution. Les vantaux, restaurés, ont conservé leurs ferrures du XII°. Au-dessus du porche, une salle voûtée en berceau renferme une belle cheminée à hotte conique.
A droite se trouve le baptistère Saint-Jean (un gardien fait visiter; rémunération).

C'est un curieux édifice du XI° avec une abside ornée de cinq niches encadrées de colonnes gallo-romaines de basse époque; la partie inférieure des murs est faite de grands blocs provenant aussi d'un édifice antique. La nef comprend deux travées: la première, couverte d'une voûte en berceau qui porte une tribune, conserve des restes de fresques; la seconde dont la voûte, aujourd'hui disparue, semble avoir été une sorte de dôme hexagonal. Les fonts baptismaux occupent une niche à gauche. Au centre de la nef, on voit la trace d'une piscine qui est peut-être le reste d'un baptistère remontant à l'époque où le baptême se donnait par immersion.
Passant à droite sous le porche Saint-Jean, on trouve à gauche l'entrée du cloître, dont la visite est indispensable (entrée payante).

Le cloître, de forme rectangulaire, est un remarquable ouvrage du XII° fortement restauré de 1850 à 1857, d'une ordonnance simple et majestueuse, dont les quatre galeries sont voûtées d'arêtes; la galerie attenant à la cathédrale, plus ancienne, peut remonter au début du siècle. Les plus beaux chapiteaux sont imités du style corinthien; quelques chapiteaux historiés sont d'une facture moins habile; mais on remarque surtout, au-dessus des écoinçons mosaïques, une splendide corniche où la verve fantaisiste du Moyen Age s'est donnée libre cours avec un sens merveilleux de la décoration. Sa galerie Ouest communique avec le porche de la cathédrale par un passage que ferme une admirable grille romane.
La galerie Est du cloître est bordée par une vaste salle voûtée en berceau, qui, d'abord salle capitulaire, servit, à partir du XIV°, de chapelle funéraire et de cimetière pour les chanoines; elle est, de ce fait, connue sous le nom de chapelle des Morts: on y entre par une grille du XV°; on y voit une grande et belle fresque du XIII° représentant le Crucifiement, et de nombreuses pierres tombales adossées aux murs. L'étage au-dessus conserve une belle cheminée romane et des restes de peintures se voient dans les combles.
La galerie Ouest est dominée par le bâtiment des Mâchicoulis, puissante construclion du XII° attenante à la cathédrale et dont l'étage supérieur est occupé par la chapelle des Reliques. Au-dessous se trouvent deux étages de magasins et de caves (cuves en pierre et pressoirs du Moyen Age). Ce bâtiment était flanqué, à son extrémité Nord, par un gros donjon carré, la tour Saint-Mayol, abattue en 1844, qui complétait l'ensemble fortifié formé par la cathédrale et l'évêché.

La cathédrale Notre Dame du Puy en VelayDans une autre dépendance du cloître, au Nord, on visite le musée Notre-Dame.
1 ère salle. Nombreux ex-voto peints laissés jadis à la cathédrale par des pèlerins reconnaissants; on remarque ceux de Jacques d'Apchier (1513), des Saint-Nectaire (1584), de Renée de Rambures, marquise de Polignac (1690), de la ville de Langogne (1723). Les consuls de l'année 1598, par le peintre Josué Parier, du Puy. Maquettes pour la statue de Notre-Dame de France. A. Besqueut, Le Sacerdoce, marbre.
2 ème salle. Au fond de la salle, grande tapisserie fleurdelisée de la fin du XV°, donnée par Jean de Bourbon, évêque du Puy en Velay. Plusieurs statues en bois, par Vaneau (XVII°), dont deux soldats de la légion thébaine sculptés pour le tombeau de Mgr de Béthune. Un panneau du même Vaneau, représente Mgr de Béthune. Dans les vitrines: encensoir en bronze du XII°; châsse en émail limousin du XIII°; ciboire gothique en argent; anneau pastoral du XIV°; mors de chape romane; broderies d'argent provenant de manteaux de l'ordre du Saint-Esprit; deux beaux manteaux brodés, l'un du xive, l'autre du XV°, ayant jadis servi à orner la statue de la Vierge Noire brûlée en 1794; pontifical de Mende, manuscrit du XIV°; généalogie du Christ, long parchemin du XV°.

Tournant à gauche à la sortie du cloître, on atteint en quelques pas la chapelle des Pénitents dont la porte est datée de 1584 et garde des vantaux Renaissance, mais qui a été entièrement restaurée au XVIII° (sonner le gardien; rémunération).

La cathédrale Notre Dame du Puy en Velay Le plafond à caissons est entièrement décoré de peintures exécutées en 1630 par François Guy (au centre, l'Assomption). Les grands tableaux qui ornent la tribune et les côtés de la chapelle, dus à des artistes locaux, ne datent que de 1713. Mais il faut surtout voir, dans la grande tribune, une foule d'objets anciens ayant servi aux Pénitents: c'est un véritable petit musée consacré à ces confréries, presque toutes disparues actuellement. Cependant, celle des Pénitents Blancs du Puy en Velay existe encore, et on peut les voir, revêtus de leur curieux costume, à la grande procession du 15 août.
A l'angle de la chapelle s'ouvre une ruelle pittoresque, coupée de deux passages voûtés, qui descend directement aux portails romans de l'Hôtel-Dieu et à l'Hospice général.

Au-delà de la chapelle des Pénitents, s'ouvre le chemin du rocher Corneille (entrée 5 fr., de 8 h. à 19 h.) dont l'ascension est assez fatigante, mais d'où l'on jouit d'un incomparable panorama.
La montée est jalonnée d'un chemin de croix dont les simples croix de bois, portées le 14 août 1942 par les pèlerins routiers, au cours d'un grand pèlerinage de la jeunesse française, ont été érigées, le 27 mai 1944, par Mgr Martin. Des escaliers aboutissent à la plate-forme du rocher (755 m. d'alt.; 130 m. au-dessus de la place du Breuil), où se dresse la Vierge colossale.
La statue de Notre-Dame de France (1860) a été coulée, d'après le modèle de Bonnassieux, avec 213 canons pris à Sébastopol. Haute de 16 m., large de 4 m. env., elle pèse 110 tonnes et repose sur un piédestal octogonal de 6 m. 70. Le monument se compose de 80 pièces réunies par des boulons. On peut monter à l'intérieur par un escalier de 91 marches, jusqu'à l'échelle de fer qui permet d'atteindre la couronne (ascension pénible et sans intérêt).
Sur la plate-forme du rocher, aux pieds de la Vierge, statue agenouillée de Mgr de Morlhon (t 1862), bronze par Bonnassieux. Une table d'orientation en lave de Volvic permet de détailler l'admirable panorama qui s'étend sur la ville et le cirque verdoyant dont elle occupe le centre; sur l'extraordinaire rocher d'Aiguilhe et le donjon de Polignac, au Nord-Ouest; les monts du Velay, à l'Ouest; la chaîne du Mégal, à l'Est, et le massif du Mézenc, au Sud-Est. On domine, au Nord, un élégant pont gothique, étroit et coudé, qui franchit la Borne. A l'Ouest, on voit, presque côte à côte, le pont moderne de la route de Brioude et le pont du Moyen Age; au-delà, le bourg et le rocher d'Espaly, surmonté d'une colossale statue de St Joseph.

On redescend par le même chemin et, repassant sous le porche Saint-Jean, on suit à gauche la rue Saint-Georges qu'enjambé la porte Saint-Georges, reste de l'enceinte fortifiée de la cathédrale. En face, chapelle du séminaire, devant laquelle on tourne à droite pour franchir une autre porte et déboucher sur un carrefour, devant une autre chapelle.
Du carrefour, on suit à droite la rue du Cardinal-de-Polignac: au n° 26, beau portail du XVII°; entre les n° 24 et 22, deux vieilles tours; n° 16, hôtel gothico-Renaissance; n° 8, ancien hôtel de Polignac, flamboyant, qui servit jadis de préfecture.

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