Aux marges de l'Auvergne, au contact du Vivarais tourné vers la vallée du Rhône et la Méditerranée, il s'identifie pratiquement au département de la Haute-Loire et s'organise autour de sa capitale le Puy en Velay

 

Le pays du Velay

Le pays du Velay

Le pays du VelayDisposés de part et d'autre de la vallée de la Loire, les hauts plateaux du Velay offrent des paysages d'une grande variété. On y retrouve l'agencement habituel des unités morphostructurales du Massif Central: un socle métamorphique et granitique, coupé de petits bassins tectoniques tertiaires, localement surmonté d'une couverture volcanique. Topographiquement, la diversité est encore plus grande: le modelé de dissection poussée et multiforme du plateau de la Chaise-Dieu s'oppose aux vastes espaces plans des épanchements basaltiques; les gorges de l'Allier et de la Loire dans le socle, contrastent vigoureusement avec les amples vallées qui traversent les chapelets de bassins tectoniques; les constructions et les pointements volcaniques suprennent par la raideur de leurs pentes. Si l'unité historique ne fait aucun doute, bien cadrée autour de la ville du Puy en Velay, les limites régionales géographiques sont moins nettes: on passe insensiblement du plateau de la Chaise-Dieu à celui du Livradois au Nord et vers le Sud, du massif du Mézenc à la haute Ardèche; les bassins. de Langeac et de Brioude ressemblent à la Limagne d'Issoire; les deux seules coupures nettes sont la vallée de l'Allier à l'Ouest, face à la Margeride, et le brutal rebord au-dessus du versant rhodanien.

Trois régions naturelles, aux aspects bien typés, s'individualisent nettement; à l'Ouest, le Devès; à l'Est, le Velay oriental désigné parfois comme plateau du Mézenc; au centre, le bassin du Puy.
L'architecture du Velay occidental est d'une grande simplicité: un haut plateau, entre l'Allier et les vallées de la Loire et de la Borne, sert de piédestal, aux environs de 1 000 m d'altitude, à un alignement d'édifices volcaniques appelé chaîne du Devès, du nom du sommet principal (1421 m). Il s'agit d'un horst cristallin (granitique et gneissique), bien visible dans la région de Fix-Saint-Geneys qui a été recouvert d'épanchements basaltiques issus de cônes stromboliens d'âge villafranchien. Beaucoup plus anciens que dans les Dômes, les cônes sont émoussés et les cratères peu visibles, mais les édifices se lisent encore clairement, dominant nettement les plateaux.
Du même âge, des cratères d'explosion caractérisent aussi ce volcanisme : ils donnent des dépressions circulaires occupées par des lacs (lac du Bouchet) ou des formations marécageuses et tourbeuses (Marais de Limagne).

Le pays du VelayLes coulées basaltiques très altérées en surface portent des andosols aux grandes qualités agronomiques. Les cônes n'ont plus les pentes d'équilibre de leur début: s'ils présentent encore des versants raides qui contrastent vivement avec les hautes surfaces planes des plateaux basaltiques, de longs raccords concaves les relient à ces plateaux, permettant aux cultures de grimper jusqu'à mi-pente.
On retrouve des aspects semblables en Velay oriental: des espaces plans créés par les coulées basaltiques superposées qui s'inclinent de 1 200 m à moins de 1 000 m au Nord et à l'Ouest, quelques cratères d'explosion comme celui du lac de Saint-Front ou la dépression de Chaudeyrolles mais l'originalité vient ici de la présence d'édifices volcaniques élevés (atteignant 1 753 m au Mont Mézenc), de l'existence de petits bassins comme celui de Saint-Julien-Chapteuil, de vallées profondes et étroites et de la brutalité du contact avec le "pays coupé" qui fait la transition vers la vallée du Rhône.

Le pays du VelayTrois massifs phonolitiques s'élèvent brutalement au-dessus de l'ensemble:
- Au Nord, de Saint-Julien-Chapteuil à Yssingeaux, le massif du Meygal-Lizieux. A l'Ouest, il est formé d'une dizaine de petits pointements isolés, aux formes arrondies, disposés en alignements Nord-Sud; du Mont Jaurence au Mont Plaux, du Rand au Mont Chanis; à l'Est, le Meygal et le Lizieux sont plus importants, formés d'un piédestal large, dominé par des pointements aux allures de pyramides, aux versants raides, avec la roche à nu; le langage populaire les désigne sous le nom de "sucs".
- Au centre, le plateau des Roches entre Fay-sur-Lignon et Saint-Front se présente comme un dôme-coulée.
- Au Sud, l'ensemble Mont-Mézenc-Gerbier-de-Jonc où se côtoient des pointements isolés (Gerbier-de-Jonc, Roche-Tourte, Roche du Bachat) et des formes

plus lourdes posées sur une sorte d'estrade comme au Mont Mézenc-Alambre; à l'Est, dans le grand amphithéâtre de vallées qui descendent vers le Rhône, les pointements ont des flancs encore plus redressés dessinant de grands cônes (Suc de Touron, Roche de Borée) ou des pyramides (Rocher de Pradoux, Suc de Sara).
Entre les hauts plateaux du Velay, s'étend le bassin du Puy. A la confluence de la vallée de la Borne et de la Loire, ce bassin mal dégagé, dont les altitudes sont toujours au-dessus de 600 m, est encombré de buttes et d'éléments de plateaux de formes diverses. La vallée de la Loire s'y élargit très fortement avant de s'encaisser en gorges entre Peyredeyre au Nord de Chadrac et Lavoûte-sur-Loire. En dehors de la basse vallée du Dolaison dans laquelle se développe la ville moderne du Puy, les seuls espaces plans véritablement étendus sont à l'Est entre Saint-Germain-Ia-Prade et Blavozy ainsi que vers Lantriac où ils rejoignent le bassin de Saint-Julien-Chapteuil.

Ailleurs, dominent des plateaux étagés à bords raides, aux sommets si plans qu'on a pu les appeler "plaine": il en est ainsi de la "plaine de Chambeyrac", de la "plaine de Rome" et de la "plaine de Chadrac"; au-dessus de ces éléments plans, quelques buttes à sommet convexe appelées "garde" comme la "garde d'Ours" près de Taulhac. Au milieu des dépressions les mieux dégagées surgissent des pitons tel celui sur lequel fut construit le château de Polignac ou les célèbres rochers, Corneille, dit de la Vierge, et Aiguilhe qui ont servi de site à la ville du Puy. Le bassin se prolonge, localement, dans des vallées profondes, à bords raides, dominés par des corniches et se terminant brutalement à l'amont, à la façon d'une reculée (vallée de Ceyssac, de Dolaison ou du Riou).
Le pays du VelayL'histoire des formes du relief du Velay se confond avec celle du Massif Central: le socle hercynien aplani a été fracturé et soulevé au Tertiaire avant d'être largement recouvert de terrains volcaniques. Dès l'Éocène, un bassin tectonique se crée dans la région de Brive-Charensac-Blavozy, bassin comblé de matériaux détritiques, assez grossiers, de type arkoses; la sédimentation se poursuit par des argiles bariolées sableuses et des marnes vertes et roses à intercalations de gypse; elle se termine par des calcaires que l'on date de l'Oligocène inférieur. Au Miocène, des écoulements sporadiques et violents assez semblables à ceux survenant dans les régions arides actuelles dispersent des alluvions argilo-sableuses qui contiennent des galets de quartz, de granite et même de chailles. On peut les observer parfois piégés sous les coulées basaltiques. L'instabilité tectonique se poursuit jusqu'au Villafranchien durant lequel deux épisodes de remblaiements peuvent être observés: le plus ancien montre une dominante de matériaux fins, sables et argiles; le plus récent contient aussi des argiles mais présente en plus des bancs de sables grossiers et de conglomérats; ces dépôts ont été eux-mêmes basculés.

Depuis le Miocène supérieur jusqu'au début du Quaternaire, la région a connu des épisodes volcaniques de grande ampleur. A l'Est, le volcanisme se caractérise d'abord par l'empilement de nombreuses coulées qui recouvrent les hauts voussoirs granitiques et leur confèrent un aspect plan; plus au Nord, dans le bassin de l'Emblavès ce sont de petits épanchements basaltiques et des dômes trachy-andésitiques; dans la région des Boutières s'est édifié un strato-volcan complexe affecté d'une caldera qui expliquerait en grande partie l'amphithéâtre des Boutières; les paysages les plus originaux sont donnés par des venues phonolitiques sous forme de dômes lourds (Alambre, Mézenc), de dômes-coulées (Meygal-Lizieux), de protrusions (Rocher de Borée, Gerbier de Jonc) ou d'intrusions à structure annulaire (Rocher des Pradoux, Suc de Sara) ; enfin, un épisode explosif tardif vient compliquer l'ensemble en créant un alignement de maars (Saint-Front, Chaudeyrolles).

Le pays du VelayDans le bassin du Puy le volcanisme est encore plus original, se présentant sous la forme de brèches contemporaines du premier remblaie­ment villafranchien. Mises en place au fond d'un lac, ces brèches ont été dégagées par la suite des sédiments tendres qui les entouraient pour donner des necks, véritables pitons qui confèrent au bassin le cachet qu'on lui connaît.
Les conditions paléoclimatiques en Velay n'ont jamais été assez froides pour permettre à un important englacement d'exister. Certes, une amorce de vallée glaciaire a été reconnue dans la haute vallée du Lignon mais il semble bien que les restes d'un ancien glacier couvert soient les seuls dépôts incontestablement glaciaires. Ils sont localisés dans la vallée d'Entraygues, au pied oriental du Mont Mézenc. Composée de matériel grossier, hétérométrique et anguleux cette longue accumulation, étirée au fond du talweg, pourvue d'une terminaison brutale, rappelle les glaciers couverts observés dans les Alpes.

De part et d'autre du Mont Mézenc, lorsque la ligne de crête est au-dessus de 1 300 m, le sommet du versant rhodanien est entaillé de petits amphithéâtres, suspendus au-dessus des talwegs principaux: ils correspon­dent au réaménagement des têtes de vallons par des processus froids où la neige et la glace ont pu jouer un rôle efficace. Ce phénomène a été favorisé par la suralimentation neigeuse, le vent violent qui sévissait sur le haut plateau balayait la neige qui s'accumulait en congères au sommet du versant rhodanien (le phénomène s'observe encore aujourd'hui chaque hiver). La région a surtout été marquée par des conditions périglaciaires, particulière­ment lors de la dernière période froide et les dépôts qui en ont résulté conditionnent encore aujourd'hui les grands traits de la géographie. Depuis longtemps, l'attention des chercheurs a été attirée par l'existence sur les versants notamment, de nappes de blocailles Le pays du Velaynommées "chiers ", "chirats" ou "clapiers" dans le langage local. En fait, plusieurs types de formations d'origine périglaciaire frangent les massifs phonolitiques du haut Velay : les parties les plus hautes et les secteurs les plus raides des coulées portent de belles nappes d'éboulis; la roche très favorable à la division par le gel a été débitée en dalles plates de toutes tailles, mais en général décimétriques; telles quelles ou retaillées, elles ont servi de "lauzes" pour fabriquer les toitures rustiques des maisons les plus anciennes de la région.

Sur la plus grande partie des versants les blocs ainsi cassés par le gel ont été mélangés à une matrice argileuse et limoneuse qui leur a permis de fluer en période de dégel. Ils forment de grands revêtements que l'on peut qualifier de géliflués en raison de leur mode de mise en place. Dans les vallons et notamment les mieux alimentés en neige, cès revêtements prennent l'allure de véritables remblaiements; qui peuvent atteindre plusieurs mètres de haut, jusqu'à 5-6 m; ils se terminent brutalement et peuvent être accidentés de bourrelets.
Les plus surprenantes des formations rencontrées ici ont l'aspect de rivières de pierres, véritables couloirs de blocs et de pierrailles, allongés sur plusieurs centaines de mètres, voire dépassant le kilomètre, la largeur n'excédant pas quelques dizaines de mètres. L'épaisseur, quelques mètres, montre un entassement de blocs hétérométriques, les plus gros en surface, les plus petits à la base, bien engrenés les uns dans les autres, sans matrice. De nombreux bourrelets accidentent ces rivières de pierres qui se terminent par un front abrupt, à des altitudes constantes, 1 000 à 1 100 m pour le Meygal (1100 m au massif des Roches, 1 300 m à Taupernas-Lauzière­Montfol). Parmi les hypothèses de mise en place, la plus judicieuse semble être celle qui assimile ces rivières de pierres à des sortes de glaciers rocheux dont le matériel se mouvait grâce à un ciment de glace interstitiel. Il s'agit ici de formes depuis longtemps inactives, ce qui explique leur mauvais état de conservation surtout si on les compare à celles des hautes Alpes méridionales. Cependant, ces formations sont riches d'enseignement, elles témoignent d'un milieu froid et sec, avec pergélisol local, conditions qui furent celles du haut Velay il y a plus de 18000 ans.

Le pays du VelayLa grande variété des conditions physiques se traduit mal sur le plan humain; le Velay en effet présente une incontestable unité. Aux marges de l'Auvergne, au contact du Vivarais tourné vers la vallée du Rhône et la Méditerranée, il s'identifie pratiquement au département de la Haute-Loire et s'organise autour de sa "capitale" le Puy, ville active commerçante et industrielle, qui rayonne sur l'ensemble des hautes terres qui l'encadrent.

Le monde rural rappelle les pays auvergnats de l'Est et du Sud: c'est un milieu cloisonné, organisé par de petits paysans, le grand domaine est rare. Les labours, les cultures y sont très répandus. L'emprise paysanne fait penser au Livradois, à la Margeride. En dépit de l'altitude, aucun beau système pastoral ne s'est développé: il n'y a rien de comparable au Cantal, ni même aux Monts Dore. Il faut dire que l'on se trouve ici dans une région moins humide, en position d'abri relatif: l'herbage naturel pousse moins bien, le labour est plus "encouragé", même à des altitudes assez élevées; les cultures de céréales, de pommes de terre, de raves, de choux, ont largement dépassé, au siècle dernier, 1 000 m, pour atteindre sur les hauts plateaux du Mézenc, à l'Est, leurs altitudes maximales dans le Massif Central (1 400 m autour des Estables). On produisait traditionnellement un peu de tout, de quoi nourrir la famille, souvent nombreuse. La terre est toujours très morcelée, la propriété de taille réduite partagée entre les héritiers; le champ, ceint de murettes, parfois bordé de quelques arbres, est souvent minuscule. La maison est de dimension modeste. On se trouve ici dans un milieu de petite paysannerie bien que le Velay n'ait pas connu des densités aussi fortes que celles du proche Livradois.
En dépit d'une émigration importante, le maximum démographique a souvent été tardif. Les exploitations se sont agrandies lentement et la fidélité à la petite polyculture demeure en certains points du Velay. La tradition s'attarde sur ces hauts plateaux.

Le pays du VelaySi la population s'est maintenue longtemps assez forte, si l'on a pu vivre, c'est que l'on avait recours à côté de la petite culture, à des compléments: l'émigration saisonnière a existé comme ailleurs. On s'embauchait pour des travaux agricoles dans le Midi ou la vallée du Rhône. Mais ce mouvement n'a rien de comparable à celui des "commerçants" du Cézallier ou du Cantal qui a apporté aisance et parfois richesse.
Le travail à domicile a été beaucoup plus déterminant: l'image des dentellières s'identifie non seulement à la ville du Puy, mais au Velay tout entier. Dans chaque ferme, les femmes avaient leur "carreau" et travaillaient pour un patron de la ville durant les longues soirées d'hiver; même si le revenu était modique, il constituait un appoint bienvenu. Cette diffusion de l'artisanat dans les campagnes rappelle incontestablement le Livradois; le Puy, comme Ambert, a donné du travail à façon. Aujourd'hui les dernières dentellières rurales ont disparu mais l'on cherche à relancer cette activité même si la mode change et si les salaires, peu élevés, ne sont guère encourageants. Il n'en demeure pas moins vrai que le travail au carreau a joué un rôle économique et social non négligeable.
Enfin, n'oublions pas que l'agriculture disposait, si ce n'est dans tout le Velay au moins dans l'Ouest et le centre, d'une production qui, au prix d'un labeur intensif et harassant, pouvait être intéressante économiquement: la lentille, dont le nom reste d'ailleurs attaché pour le grand public à celui du Velay.

La culture s'est développée dans le cadre de la petite polyculture familiale. Réclamant beaucoup de soins, une débauche de travail, elle était par excellence artisanale. Mais, dans le contexte d'une agriculture d'autrefois qui ne comptabilisait pas le coût de la main-d'œuvre dans ses prix de revient, la production a pu être rémunératrice lors des bonnes années. Pourtant la culture de la lentille n'a guère résisté à la modernisation: de 4000 hectares en 1955, elle est passée à 900 en 1980. La Haute-Loire qui, avant la Deuxième Guerre mondiale, livrait près des trois quarts des lentilles produites en France, en fournit moins de 10 % actuellement. La chute s'affirme forte en dépit de la mise en place d'une organisation professionnelle. La lentille est désormais produite ailleurs, principalement dans le Sud du Bassin Parisien. La situation locale s'explique assez bien: trop exigeante en personnel, la culture ne s'accommode guère de la réduction de main-d'reuvre due à l'exode. En contrepartie, l'exploitation agricole ne s'est pas suffisamment agrandie pour pratiquer une culture massive mécanisée.

Le pays du VelayLe petit bien, l'agriculture portée très haut en altitude et par opposition la faiblesse de la vie pastorale, l'émigration saisonnière, la production de lentilles, le travail de la dentelle: tous ces éléments dessinent les contours du Velay rural. On n'aurait garde d'oublier l'extraordinaire ciment social que constitue la religion. Comme pour la Margeride voisine, c'est assurément la proximité des pays protestants qui explique que se soit forgé ici, lors des siècles passés, un des bastions de la foi catholique. La religion joue encore un très grand rôle dans la vie quotidienne et de nombreux enfants fréquentent l'école privée. Il faut bien reconnaître qu'il y a là un puissant facteur d'unité.
Mais en même temps, le Velay présente au voyageur un visage nuancé.
Au-delà des notions de haut pays, de petite paysannerie, de milieu cloisonné, la diversité existe. Au centre, le bassin du Puy est une petite "plaine" au cœur des montagnes. A l'Ouest, les tables du Devès sont le pays des labours. A l'Est, s'étendent les grandes solitudes du Meygal et du Mézenc. Le Nord enfin, l'Yssingelais, fait figure originale avec sa tradition de petite industrie. Les itinéraires proposés permettront de.saisir quelques-uns de ces multiples aspects.
Glaciers Noirs, Glaciers Couverts, Glaciers Rocheux
A la différence des grands strato-volcans auvergnats, le Velay a connu un englacement très ponctuel. Dans le Mézenc oriental, seuls de petits cirques ont contenu de minuscules glaciers d'où s'échappaient de courtes langues de glace, vite couvertes de blocs. On parle de "glacier noir" ou de "glacier couvert" pour désigner de tels phénomènes dont on a déjà décrit un exemple en Aubrac. Ces glaciers couverts indiquent un contexte climatique dans lequel la part de la glace diminue au profit des apports de versants (blocs fournis par la gélifraction): ce sont des formes intermédiaires entre les formes glaciaires et les formes périglaciaires. A leur emplacement aujourd'hui, d~eurent des langues de blocailles qui correspondent à l'ancienne couverture de débris cachant la glace.
On peut distinguer les glaciers couverts des glaciers rocheux observés très largement dans le Velay oriental (Mézenc, Meygal) mais aussi en Margeride méridionale. Il s'agit d'amas, de langues ou de lobes de blocs qui étaient liés par un ciment de glace permettant à l'ensemble de fluer. Ils indiquent un milieu périglaciaire.

 

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